Exploitation forestière non autorisée dans une forêt communale ; non-respect des normes d’intervention en milieu forestier dans la forêt communale de Nnanga-Eboko; exploitation forestière sans autorisation dans les forêts du domaine national sont les principales infractions présumées qui ont été observées au cours de trois missions d’observation indépendante (OI) réalisées dans les régions du Centre, Sud et Est. Des trois (03) missions d’OI réalisées dans le cadre du Système Normalisé d’Observation Indépendante Externe (SNOIE), certifié ISO 9001 : 2015, deux ont été déclenchées à la suite des alertes transmises via « ForestLink[1] » envoyées par les observateurs communautaires (OC) et une par la dénonciation d’un particulier à travers un appel téléphonique.

Les rapports de dénonciation de ces cas d’exploitation forestière présumé illégale, ont été transmis courant mois de mai au Ministre des Forêts et de la Faune (MINFOF), et à ses délégations régionales du Centre, du Sud et de l’Est. Les missions ayant conduit à la production de ces rapports de dénonciation ont été réalisées respectivement par deux organisations membres du SNOIE : Ecosystèmes et Développement (ECODEV), Projet d’Appui à l’élevage et de Préservation de la biodiversité en périphérie des aires protégées au Cameroun (PAPEL), et Centre pour l’Environnement et le Développement Local et Alternatif (CeDLA). Les ressources nécessaires pour réaliser lesdites missions ont été mobilisées grâce aux projets « Suivi indépendant des chaînes d’approvisionnement en bois et d’amplification des informations issues de l’observation indépendante des forêts » (Projet Relai-OI) et « Voix des citoyens pour le changement : observation forestière dans le Bassin du Congo » (projet CV4C), mis en œuvre respectivement avec le soutien financier du programme FAO EU FLEGT, de l’Union Européenne (UE) et des partenaires.

Les investigations ont été effectuées dans les forêts du domaine national et les titres forestiers attribués dans les villages[2] Guervoum, Mankim et Mengoëng (Arrondissement de Yoko, Département du Mbam et Kim, Région du Centre – Cameroun), le village Djira, dans l’arrondissement de Batouri, Département de la Kadey, Région de l’Est et Village Lolabé et ses environs, Arrondissement de Kribi 1er, Département de l’océan, Région du Sud.  Au cours des investigations menées dans ces localités, il a été observé que les auteurs présumés des infractions opèrent en complicité avec certains membres des communautés et certains acteurs au niveau local.

Les essences exploitées au cours de ces activités d’exploitation forestière présumée illégale sont essentiellement : Ayous (Triplochytonscleroxylon), Tali (Erythropleum ivorense), Doussié blanc(Afzeliapachyloba), Iroko(Miliciaexcelsa) Padouk rouge (Pterocarpus soyauxii) ; Bilinga (Naucléa diderichii, Iroko (Milicia excelsa), Tali (Erythrophleum ivorense), Azobe (Lophira alata), Ovengkol (Guibourtia ehie) …

Téléchargez la Synthèse de tous ces rapports d’OI produits via les procédures du SNOIE ci-dessous. 

Version Française

http://ht.ly/9DrK30qQ5BV

Version Anglaise

http://ht.ly/qq9i30qQ5Ch


[1] ForestLink est un Système crée pour permettre aux communautés, quel que soit l’endroit où elles se trouvent dans le monde, d’enregistrer et de transmettre en temps réel des informations géo-référencées sur les activités présumées illégales menées dans les forêts dont elles sont riveraines. Les alertes sont envoyées à une plateforme (https://cameroon.forestlink.org) à travers l’aide une application smartphone de collecte et de transmission des données « Collectaur ».

[2] Gervoum, Mankim ; Mengoëng et Djira sont 4 communautés suivies par le projet « Suivi communautaire des forêts en temps réel pour maintenir les moyens de subsistances et les forêts en Afrique Centrale et de l’Ouest » ; projet dans le cadre duquel est déployé au Cameroun le système Forestlink.

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